dark sanctuary

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un groupe que j'adore. la mélodie est divine :)

# Posted on Saturday, 05 June 2004 at 2:15 PM

Charles Baudelaire - Les fleurs du mal

Charles Baudelaire - Les fleurs du mal
[%b%]Les métamorphoses du vampire :

[%i%]La femme cependant, de sa bouche de fraise,
En se tordant ainsi qu'un serpent sur la braise,
Et pétrissant ses seins sur le fer de son busc,
Laissait couler ces mots tout imprégnés de musc :
- "Moi, j'ai la lèvre humide, et je sais la science
De perdre au fond d'un lit l'antique conscience.
Je sèche tous les pleurs sur mes seins triomphants,
et fais rire les vieux du rire des enfants.

Je remplace, pour qui me voit nue et sans voiles,
La lune, le soleil, la ciel et les étoiles!
Je suis, mon cher savant, si docte aux voluptés,
Lorsque j'étouffe un homme en mes bras redoutés,
Ou lorsque j'abandonne aux morsures mon buste,
Timide et libertine, et fragile et robuste,
Que sur ces matelas qui se pâment d'émoi
Les anges impuissants se damneraient pour moi!"

Quand elle eut de mes os sucé toute la moelle,
Et que languissamment je me tournai vers elle
Pour lui rendre un baiser d'amour, je ne vis plus
Qu'une outre aux flancs gluants, toute pleine de pus!
Je fermai les deux yeux, dans ma froide épouvante,
Et quand je les rouvris à la clarté vivante,
A mes côtés, au lieu du mannequin puissant
Qui semblait avoir fait provision de sang,
Tremblaient confusément des débris de squelette,
Qui d'eux-mêmes rendaient le cri d'une girouette
Ou d'une enseigne, au bout d'une tringle de fer,
Que balance le vent pendant les nuits d'hiver.
Charles Baudelaire

# Posted on Sunday, 23 May 2004 at 9:56 AM

Edited on Wednesday, 09 June 2004 at 6:39 AM

Charles Baudelaire - Les fleurs du mal

Charles Baudelaire - Les fleurs du mal
[%i%]le vampire:
Toi qui, comme un coup de couteau,
Dans mon coeur plaintif es entrée;
Toi qui, forte comme un troupeau
De démons, vins, folle et parée,

De mon esprit humilié
Faire ton lit et ton domaine;
-Infâme à qui je suis lié
Comme le forcat à la chaîne,

Comme au jeu le joueur têtu,
Comme à la bouteille l'ivrogne,
Comme aux vermines la charogne,
-Maudite, maudite sois-tu!

J'ai prié le glaive rapide
De conquérir ma liberté,

Et j'ai dit au poison perfide
De secourir ma lâcheté.

Hélas! le poison et le glaive
M'ont pris en dédain et m'ont dit :
"Tu n'es pas digne qu'on t'enlève
A ton esclavage maudit,

Imbécile! - de son empire
Si nos efforts te délivraient,
Tes baisers ressusciteraient
Le cadavre de ton vampire!"

[%b%]Les Fleurs Du Mal
1857

# Posted on Sunday, 23 May 2004 at 9:54 AM

poeme

poeme
A la gloire des morts
Ils n'ont plus de remords
Suit les au cimetière
Pour gouter de leur terre
A la fin des temps
Au dernier instant
Songe a l'éternité
Vivant le sentiment de liberté
Je sens ces aiguilles
Qui s'enfoncent dans mon être
Je sent que tout brillent
S'écrivant sur mes lettres
Rasant les murs
Comme un prisonnier
De cette vie dure
Ils sont enfermés
Quittant leurs cercueils
Marchant sur le seuil
Piétinant les vivants
Et le coeur, l'arrachant
Mourir en être libre
Souvenir de quelques bribes
Penser ne sert plus
Prier je ne l'ai cru
Au revoir et à jamais
Etres infâmes et laids
Du coeur
Et non du corp.

# Posted on Sunday, 23 May 2004 at 9:48 AM

Edited on Wednesday, 09 June 2004 at 6:31 AM

la mort

la mort
La mort est omniprésente, et le danger vient de là.
Vous vous êtes tellement habitués à son odeur que vous ne la sentez même plus.
Alors pour vous montrer qu'elle est bien là, elle se manifeste en tuant l'un de vos proche...
...et vous commencez à réfléchir, vous allez jusqu'à pleurer ; mais pourquoi, de tristesse, pour votre ami ?
Non, de peur car cela aurait peu être vous... Elle s'approche.
La grande faucheuse est la seule chose qu'il faille craindre sur cette Terre.
Vous vous devez de la respecter.

# Posted on Sunday, 23 May 2004 at 9:35 AM